FOTO RELATIVE ALLA MOSTRA
TENUTA DA BRAHIM ACHIR
DAL 13 AL 21 MARZO 2004
PRESSO LA SALA ESPOSITIVA
DEL COMUNE DI FROSINONE
Vedi altresì la pagina www.geocities.com/achirfennec
Su Brahim, un articolo del 21 marzo 2004, pubblicato
sul quotidiano algerino “El Watan”, a firma Nacéra Benali (http://www.elwatan.com/journal/html/2004/03/22/sup_html.htm):
ITALIE-L'ART PICTURALE DE
BRAHIM ACHIR / Palette florentine
Malgré son grand potentiel artistique, l'Italie n'est pas un pays qui
attire les artistes arabes, car le monde de la
promotion et de l'exposition leur reste inaccessible. Mais
Brahim Achir, en Italie depuis 27 ans, a eu un parcours insolite. Dans son bel
atelier, lumineux et spacieux, dans un quartier romain, il s'abandonne à sa
muse qui lui dicte des coups de pinceau qui révèlent, petit à petit, des formes
incongrues et des visages inquiets, qui semblent surgir du néant.
Bercé de musique targuie, pour mieux
s'imprégner de l'air du pays et entouré des dernières-nées de ses œuvres, qu'il
a achevées momentanément, car il n'est pas rare de le voir remettre la main à
l'une d'elle, il nous raconte son itinéraire, celui d'un autodidacte, confiant
et audacieux. Installé en Italie depuis trois décennies, il reste attaché à sa
culture d'origine et évoque souvent ses souvenirs d'une enfance insouciante
dans les bourgades de Hassi El Ghalla (wilaya de Aïn Témouchent), non loin
d'Oran. Il avait
à peine la vingtaine lorsqu'il avait débarqué à l'académie navale de Livourne,
pour y suivre une formation militaire qui lui aurait permis de rejoindre la
marine algérienne. Mais quelques mois après, Brahim contracta le «virus» de la peinture. Il faut dire qu'il était
difficile de résister à la tentation de marcher sur les traces de Raffaele,
Botticelli, Bernini, Giorgione… dont le talent et le
génie se respiraient dans toute l'Italie, surtout en Toscane et en Vénétie.
Mais pour mieux s'imprégner de cet art universel, il décida de séjourner pour
une période dans la ville des artistes, Amsterdam. Il
en revint enthousiaste et entreprit dans son petit atelier romain de couvrir
des mètres et des mètres de toile. Sa peinture, qu'elle soit figurative,
«onirique ou métaphysique», comme il aime à la définir, est un mélange de
couleurs vives où le bleu éclatant de la mer Méditerranée et le jaune brillant
du désert se mélangent à volonté. Malgré l'impitoyable concurrence des peintres
italiens, Achir a réussi à se faire une clientèle fidèle, qui prise ses
tableaux pour les exposer dans les élégantes maisons italiennes ou dans les
cabinets professionnels, pour le plaisir des yeux de la clientèle. Ayant
participé à de nombreuses expositions, individuelles et collectives, Brahim a
du mal à répondre à toutes les invitations qu'il reçoit des responsables de
salles d'exposition et de galeries privées. Il parcourt la péninsule pour
exposer ses tableaux dans plusieurs villes, comme récemment à Forli ou à
Frosinone. Il avait
brillamment animé une exposition dans la prestigieuse galerie du Temple
Dionisi, au centre de Rome, où il a réussi à vendre plusieurs de ses œuvres. Bien
qu'il soit notoire que l'art ne fait pas nourrir son homme, Achir fixe ses prix
sur des coups de tête. «Pas trop bas, car l'art doit garder sa dignité et sa
valeur culturelle pour ne pas devenir un simple produit de consommation», nous
explique-t-il. Mais pas assez cher, car la crise économique et la dure
concurrence des peintres italiens rendent réaliste. Mais Achir a des élans de
générosité irrépressibles, comme lorsqu'il a offert son tableau, Femme
maghrébine, à l'ambassadeur d'Algérie à Rome. Modestement, mais avec un éclair
de fierté dans le regard, il nous montre le dernier catalogue des peintres, sélectionnés
par une maison d'édition, et est fier de figurer, en bonne place, parmi les
artistes italiens émergents. Mais le rêve de Achir est de pouvoir exposer, un
jour, sa peinture en Algérie, surtout à Oran, sa ville natale. «Je caresse ce
rêve depuis longtemps. Le réaliser me permettra, en
quelque sorte, de m'acquitter d’une dette envers mon pays. Ici, je me présente
toujours comme un artiste algérien, il serait donc
naturel que j'entre en contact, finalement, avec le public algérien», nous
confie-t-il, visiblement ému.
Par Nacéra Benali
Rome : De notre correspondante
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